23 septembre 2009

L’impact écologique des recherches Google en image

Découvert, il y a peu, je vous invite à visiter le blog de Martin Vidberg qui met régulièrement en images l’actualité. Un exemple, ci-dessous, sur l’impact environnemental des recherches Google :

Pour en apprendre davantage sur l’impact écologique des requêtes effectuées, je vous invite à consulter cet article : http://www.greenit.fr/article/acteurs/un-hamburger-15000-recherches-google.

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13 septembre 2009

La reprise, c’est pour bientôt !

Déjà plus d’un mois sans pondre un article, ne serait-ce qu’un court billet… Vacances puis arrêt maladie : les dernières semaines m’ont permis de prendre un peu de recul, entre autre par rapport à ce blog. De nombreux articles devraient très prochainement arriver. Non, Ecologie-durable ne s’est pas mis au vert (sens figuré, bien sûr) !

Surtout lorsque l’on voit, pour reprendre le slogan actuel du géant de la grande distribution, que le « positif est de retour »… La capitalisme dans toute sa splendeur sortira sans presqu’une égratignure de cette longue crise. Le sursaut de conscience ne semble malheureusement pas encore pour demain. Entre les cadres qui ne pensent qu’à travailler pour ensuite partir à l’autre bout de la planète en vacances et les consommateurs qui regardent rarement la composition et la provenance (donc l’empreinte écologique) de ce qu’ils consomment, la route est longue (et malheureusement le temps court) pour que l’être humain revienne à un mode de vie plus humble et surtout compatible avec sa propre survie.

Les années passent, les signaux d’alarme se multiplient, sous la pression des faits chaque jour plus menaçants. Et pourtant la politique fait la sourde oreille. Et pourtant le consommateur reste attiré par la facilité et le moindre coût. Ecologie-durable continuera néanmoins, en cette rentrée, à multiplier les appels à la conscience, à tenter d’éveiller les esprits encore assoupis. Car derrière le consommateur, derrière le travailleur, derrière l’homme politique se trouve toujours l’homme, avec tout le potentiel, notamment de changement, qu’on lui connait.

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24 juillet 2009

Un monde fait de pétrole…

Si l’on réfléchit un peu, notre quotidien est conçu de pétrole : nos déplacements bien sûr, mais aussi la quasi totalité des objets et vêtements que nous consommons (transport, énergie pour la fabrication, etc…). De même, la nourriture que nous consommons chaque jour pourrait être analysée en terme de pétrole consommé :

  • pétrole pour aller jusqu’au magasin
  • pétrole pour le transport entre producteur et distributeur
  • … etc.

Un exemple ? Je vous invite à lire ce rapide billet :

http://attentionalaterre.blogspot.com/2009/07/lisez-etiquettes-achetez-local.html.

C’est fou, quand on y pense, de consommer régulièrement des produits qui font plus de 10.000 km et ont donc une empreinte écologique très lourde (émission de CO2)… Le réchauffement climatique se cache aussi dans nos assiettes.

Les produits « bio » sont parfois trompeurs puisque certains produits sont également transportés d’un bout à l’autre du monde. A quoi sert l’agriculture bio si elle est faite à l’autre bout du monde, si ce n’est à donner une bonne conscience (mais sans raison) aux occidentaux ?

L’étiquetage mentionnant l’équivalent C02 est une bonne mesure pour être en connaissance de cause et mieux sélectionner les produits consommés.

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14 septembre 2008

Quest-ce que l’écologie durable ?

Qu’est ce qui se cache derrière l’expression « écologie durable » ? Que signifie ce concept ? Pourquoi avoir créer ce néologisme ?

Ecologie et développement durable

Ecologie durable est une collusion, une union de l’écologie et du durablement durable. Pourquoi ? Tout simplement parce que être écolo, cela signifie chercher à promouvoir le développement durable, c’est-à-dire éviter de participer aux émissions massives de gaz à effet de serre. Ces dernières ont pout conséquence, comme vous le savez, le réchauffement planétaire et les dérèglements climatiques de plus en plus nombreux. Mais la liste des désagréments est longue : montée du niveau des océans, extinctions exponentielles d’espèces animales et végétales, menace sur l’équilibre symbiotique, maladies en recrudescence, désertification, etc.

Ecologie dans la durée

Depuis quelques temps, l’écologie et les concepts de développement durable et d’ecoresponsabilité (exemple : l’écotaxe sur les produits) ont le vent en poupe. Autrement dit l’écologie est à la mode. Il est devenu populaire de se dire écolo et de s’inquièter du réchauffement climatique. Cette mode durera-t-elle ou s’estompera-t-elle très rapidement comme tout phénomène de mode ? Les entreprises elles-mêmes utilisent l’écologie et en font un argument de vente. L’écologie fait vendre. Mais s’agit-il d’écologie quand on s’en sert pour augmenter la consommation… ?

L’écologie durable, c’est la prise de conscience véritable et l’adoption de gestes quotidiens dans la durée. C’est l’adoption d’un nouveau mode de vie, soucieux des effets environnementaux des actions. Ce n’est pas une mode, c’est une responsabilité issue d’une prise de conscience. Chacun de nos gestes, chaque déplacement peut souffler le chaud et le froid sur la panète.

Ecologie en voie de durabilisation

Mais nul n’est parfait : l’homme n’est qu’un être fini. Personne ou presque ne peut se dire totalement écolo. On peut améliorer notre mode de vie pour réduire notre empreinte écologique sur la planète. Attention aux chevaliers blancs de l’écologie qui se disent de parfaits écolos et vous font la morale. Ce sont rarement des êtres irréprochables… Ce sont souvent précisément les mêmes qui ignorent réellement le poids de leurs actes sur la planète : voyage en avion, repas choisi le midi, consommation dans les bars, achats culturels, etc.

L’écologie durable, c’est donc l’adoption progressive de gestes compatibles avec le développement durable. On peut adopter petit à petit de plus en plus de gestes écolos (tris, appareils consommant peu, réduction des trajets motorisés, vacances à l’autre bout du monde de moins en moins nombreuses, consommation alimentaire réfléchie), sans forcément tomber dans les excés.

L’Ecologie durable comme défi moral

« Agis de telle manière que la maxime de tes actions puisse être érigée en loi universelle« . Telle est le sens de la moral pour Kant. Au XXIème siècle, l’une de ses traductions concrètes est qu’il faut modifier profondément le mode de vie occidental. La planète entière ne peut pas adopter notre mode de vie (consommation visant le confort et portée par l’idée de progrès…). On voit déjà les conséquences dramatiques des actes des pays les plus riches. Etendue à la planète entière, la maxime de nos actes (« recherche le confort en consommant des produits technologiques toujours plus évolués« ) accélèrerait encore plus la destruction des conditions de notre vie sur terre.

L’écologie durable est un mode de vie exigeant, renonçant au confort comme critère principal de la vie sur terre. Il suppose de renoncer au seul principe de plaisir pour prendre conscience des effets de nos actes sur la planètes et sur l’humanité. Il s’agit d’adopter progressivement l’écocitoyenneté.

Ce blog a pour but de promouvoir la conscience écologique. Si un seul d’entre vous était un jour amené à modifier un geste quotidien grâce à l’un de ces billets, je serais déjà immensément comblé. Ce serait ma modeste participation à l’écologie durable telle que je viens ici de la définir.

Et vous, êtes-vous un écolo durable ?

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14 septembre 2008

Qu’est-ce que l’écologie durable ?

Qu’est ce qui se cache derrière l’expression « écologie durable » ? Que signifie ce concept ? Pourquoi avoir créer ce néologisme ?

Ecologie et développement durable

Ecologie durable est une collusion, une union de l’écologie et du durablement durable. Pourquoi ? Tout simplement parce que être écolo, cela signifie chercher à promouvoir le développement durable, c’est-à-dire éviter de participer aux émissions massives de gaz à effet de serre. Ces dernières ont pout conséquence, comme vous le savez, le réchauffement planétaire et les dérèglements climatiques de plus en plus nombreux. Mais la liste des désagréments est longue : montée du niveau des océans, extinctions exponentielles d’espèces animales et végétales, menace sur l’équilibre symbiotique, maladies en recrudescence, désertification, etc.

Ecologie dans la durée

Depuis quelques temps, l’écologie et les concepts de développement durable et d’ecoresponsabilité (exemple : l’écotaxe sur les produits) ont le vent en poupe. Autrement dit l’écologie est à la mode. Il est devenu populaire de se dire écolo et de s’inquièter du réchauffement climatique. Cette mode durera-t-elle ou s’estompera-t-elle très rapidement comme tout phénomène de mode ? Les entreprises elles-mêmes utilisent l’écologie et en font un argument de vente. L’écologie fait vendre. Mais s’agit-il d’écologie quand on s’en sert pour augmenter la consommation… ?

L’écologie durable, c’est la prise de conscience véritable et l’adoption de gestes quotidiens dans la durée. C’est l’adoption d’un nouveau mode de vie, soucieux des effets environnementaux des actions. Ce n’est pas une mode, c’est une responsabilité issue d’une prise de conscience. Chacun de nos gestes, chaque déplacement peut souffler le chaud et le froid sur la panète.

Ecologie en voie de durabilisation

Mais nul n’est parfait : l’homme n’est qu’un être fini. Personne ou presque ne peut se dire totalement écolo. On peut améliorer notre mode de vie pour réduire notre empreinte écologique sur la planète. Attention aux chevaliers blancs de l’écologie qui se disent de parfaits écolos et vous font la morale. Ce sont rarement des êtres irréprochables… Ce sont souvent précisément les mêmes qui ignorent réellement le poids de leurs actes sur la planète : voyage en avion, repas choisi le midi, consommation dans les bars, achats culturels, etc.

L’écologie durable, c’est donc l’adoption progressive de gestes compatibles avec le développement durable. On peut adopter petit à petit de plus en plus de gestes écolos (tris, appareils consommant peu, réduction des trajets motorisés, vacances à l’autre bout du monde de moins en moins nombreuses, consommation alimentaire réfléchie), sans forcément tomber dans les excés.

L’Ecologie durable comme défi moral

« Agis de telle manière que la maxime de tes actions puisse être érigée en loi universelle« . Telle est le sens de la moral pour Kant. Au XXIème siècle, l’une de ses traductions concrètes est qu’il faut modifier profondément le mode de vie occidental. La planète entière ne peut pas adopter notre mode de vie (consommation visant le confort et portée par l’idée de progrès…). On voit déjà les conséquences dramatiques des actes des pays les plus riches. Etendue à la planète entière, la maxime de nos actes (« recherche le confort en consommant des produits technologiques toujours plus évolués« ) accélèrerait encore plus la destruction des conditions de notre vie sur terre.

L’écologie durable est un mode de vie exigeant, renonçant au confort comme critère principal de la vie sur terre. Il suppose de renoncer au seul principe de plaisir pour prendre conscience des effets de nos actes sur la planètes et sur l’humanité. Il s’agit d’adopter progressivement l’écocitoyenneté.

Ce blog a pour but de promouvoir la conscience écologique. Si un seul d’entre vous était un jour amené à modifier un geste quotidien grâce à l’un de ces billets, je serais déjà immensément comblé. Ce serait ma modeste participation à l’écologie durable telle que je viens ici de la définir.

Et vous, êtes-vous un écolo durable ?

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26 juillet 2008

Et un site négationniste de plus : pensee-unique.fr

Je suis tombé il y a quelques semaines sur le site pensee-unique.fr. En faisant ce matin le ménage dans mes signets internet, je suis retourné sur ce site dont je ne partage pas l’orientation que l’on pourrait qualifier de « négationnisme climatique », à l’opposé de la ligne éditoriale de écologie-durable.

Le scepticisme face au réchauffement climatique

Sous couvert de lectures croisées et de citations scientifiques, son auteur soutient qu’il faut rester sceptique face à la thèse du réchauffement climatique qu’il nomme « la pensée unique ». Non, non : la pense unique, ce n’est pas le libéralisme économique sauvage… C’est bel et bien cette pensée éco-responsable qui peine tant à s’imposer dans la vie pratique. Soit… Acceptons qu’il s’agit d’une pensée unique. Sont point de départ pourrait donc s’exprimer selon cette citation qu’il met en avant : « Si l’on considérait une théorie comme parfaite, et si on cessait de la vérifier par l’expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine » (Claude Bernard).

La pensée unique : il y a un réchauffement climatique

Pour l’auteur du site, la « doctrine », la « pensée unique » est apparue depuis quelques années : « nous assistons, depuis quelque temps, à un mélange des genres et des responsabilités, et, en d’autres termes, à des convergences d’intérêt entre différents acteurs de la vie publique qui me semblent dommageables pour la société et, à terme, pour la démocratie elle-même. Hélas, toute une cohorte de “faiseurs d’opinion” a le plus grand intérêt à canaliser, domestiquer et à formatter l’opinion publique pour ses propres intérêts. C’est là que se trouve l’origine de la Pensée Unique !« . Nous serions donc soumis au diktat d’une écologie intéressée.

La politique et le réchauffement climatique

D’après lui, les politiques ont intérêt à appliquer le principe de précaution pour, dit-il, éviter la répétition du cas du sang contaminé: puisque le réchauffement climatique est probable (mais non certain), il faut partir du principe qu’il va arriver, et donc tout faire pour l’éviter. J’apprends donc grâce à cet auteur que les politiques usent de manière excessive du principe de précaution. Je pensais au contraire que la politique attend souvent des catastrophes pour régir, d’être au pied du mur pour agir, surtout quand l’action à engager s’avère impopulaire… No comment.

Les médias et le réchauffement climatique

Pour les médias, il trouvent un scoop dans le réchauffement climatique : parler d’apocalypse fait vendre, surtout en exagérant les chiffres. C’est marrant, car j’ai l’impression que les médias parlent rarement de la menace sur le vivant qu’implique le réchauffement climatique. Ils parlent souvent d’espèces vivantes menacées, mais rarement de la menace sur l’équilibre symbiotique global… Surtout, je n’ai pas l’impression que les sujets écologiques soient les plus vendeurs pour la presse. L’homme, par essence (Cf. Pascal), préfère se divertir. Pour l’auteur, les médias crierait au loup pour assurer ensuite une mission pédagogique : « voilà comment il faut désormais agir ». Ces faiseurs d’opinions ne feraient que nous prendre pour des imbéciles… Encore une fois, je tombe des nus ! Et moi qui pensait qu’en nous divertissant, les médias nous prenaient pour des imbéciles et que les rares sujets consacrés à l’écologie s’adressaient à notre conscience ! Que neni : c’était en fait l’inverse !

Le réchauffement climatique rapporte des sous aux scientifiques

Encore une idée que ce fabuleux auteur m’apporte ! Décidément, quel grand penseur ! Point de départ : les scientifiques se sont trompés dans l’Histoire. Conséquence : ils se trompent encore aujourd’hui (thèse cachée de l’auteur : mais moi je vais vous dire la vérité). Surtout, les scientifiques pro-réchauffement récolteraient plus de fonds pour leurs recherches que ceux qui mettent le réchauffement en cause… Je ne suis pas sûr qu’il soit difficile d’avoir des fonds quand on fait une recherche scientifique, même opposée au réchauffement climatique. Enfin, la majorité des scientifiques grossiraient les chiffres et les fait pour nous faire peur afin de changer nos comportements pour éviter le pire (qu’ils prendraient, à tort, pour certain). Ah ! La théorie du complot : on peut la ressortir à toutes les occasions !

Les écologistes sont démagogiquement alarmistes

Les écologistes sont tous mûs par une idéologie qu’ils défendent en répandant la peur. Mais l’auteur se trahi au détour d’une phrase : « Vous n’êtes toujours par convaincu sur la philosophie profonde des écologistes ? ». Car justement il ne parle que de mouvements proches de la Deep ecology, un courant fortement extrémiste dans ses thèses. Il cite à tout va des thèses extrêmes et réduit l’écologie à cela. Je suis cependant d’accord avec lui sur l’idée qu’il y a de nombreux excès autour de l’écologie. Mais ne mélangeons pas tout : un peu de bon sens.

Tout le monde nous trompent !

Les comités d’experts de l’ONU, le GIEC : tout le monde nous trompent. Ils sont tous idéologues et remplis d’a priori. Il y a en fait débat et non consensus autour du réchauffement climatique. Ces experts forment une sorte de secte dispensant la pensée unique. Plus généralement, il y aurait une convergences d’intérêts : scientifiques, politiques, écologistes et publicitaires trouveraient satisfaction à leurs intérêts dans la thèse du réchauffement climatique…

Etrange comme thèse. S’il y a réchauffement climatique d’origine humaine, il faut réduire notre impact environnemental donc moins consommer. SI on consomme moins, une partie de l’économie va s’effondrer (car l’économie libérale est quasi exclusivement fondée sur un modèle énergivore). Si l’économie s’effondre, les politiques risquent de ne pas recevoir les faveurs des électeurs, qui restent avant tout des animaux recherchant le plaisir au travers de la consommation. Les publicitaires risquent d’avoir du mal à vendre leurs produits puisque la conséquence de la thèse du réchauffement climatique est qu’il faut moins consommer (même un produit bio ou recyclable génère des émissions de CO2). La thèse du réchauffement climatique s’opposant au confort, elle a peu de chance de recevoir les faveurs du plus grand nombre. Ce n’est pas une pensée unique. C’est une pensée responsable qui, objectivement, concourt en outsider au sein de nos sociétés libérales.

Pour preuve le site promouvant le négationnisme écologique sous couvert de scepticisme et d’esprit cartésien dont je viens de vous parler brièvement.

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8 juin 2008

Société de consommation : culte du moi… en apparence

Pour ce billet, pas de sujet pré-établi, juste quelques réflexions nourries par la philosophie et l’observation personnelle. Le point de départ sera le suivant : qu’est-ce qui fait que l’on consomme autant ? Pourquoi l’homme occidental consomme ?

Nous consommons. Chaque jour, nous achetons : nourriture, vêtements, disques, livres, cafés… La liste est longue, très longue, trop longue. Ne pas fermer les yeux. Chaque chose achetée engendre notre participation à l’épuisement des ressources naturelles (eau ou pétrole par exemple) et à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère (combustion d’énergie fossile). Nos emplettes ont été fabriquées, ont nécessité des matières premières, ont souvent été transportées, parfois (et même souvent) depuis l’autre côté de la planète. Et la course folle du libéralisme continue. Produire, le moins cher possible, vendre, en faisant la plus grande marge possible, et, à l’autre bout de la chaîne, acheter, consommer. Mais pourquoi consommons-nous ?

Le besoin explique une partie, sûrement la plus faible pour la majeure partie du peuple occidental, de ce que nous achetons. Nourriture, eau : autant de besoins naturels. Les vêtements, également, en version moderne de feuilles de vigne, sont des besoins (culturels dans les climats supportables). Mais ces produits ne sont pas seulement achetés par nécessité. Ils le sont aussi par « futilité ». Dans nos société ou l’avoir compte plus que l’être, les vêtements, leur style, leur prix, sont des conditions d’intégration. On n’a qu’une occasion de faire une bonne première impression. Et l’impression, pour la plupart, commence par le style vestimentaire. Des communauté se forment autour des vêtements. Les cadres en jean’s / chemises pour les plus « cools », sinon en costard / cravate. Les travailleurs sociaux adoptent encore un style différent. Les « djeunes » sont un fabuleux tableau de cette soumission à l’image, à l’apparence et à son rôle dans la sociabilité. Tout ceci est bien sûr à affiner. De même pour la nourriture : regardons nos caddies, regardons l’embonpoint en recrudescence. Sur les traces de l’Amérique du nord, pays de tous les excès.

Et puis nous nous entourons d’objets technologiques : réfrigérateur, machine à laver, robot, téléviseur, lecteur DVD, ordinateur, radio-réveil, pèse-personne électronique, radio… la liste  est longue, de plus en plus longue. Pourquoi ? C’est le progrès !

Utopie technologique : les technologies nous apportent le confort. Plus nous avançons dans le progrès technologique, plus nous serons heureux. HD ready, Full HD et maintenant téléviseur laser… de plus en plus heureux devant la télé ! Technologies en progrès = plus grande quantité de bonheur : c’est mathématique ! C’est les publicitaires qui nous le soufflent.

Consommons pour être heureux. Et si le progrès s’accélère, il faut sans cesse consommer pour être à jour : mais notre bonheur est à ce prix. Nous réchauffons la planète ? Pas sûr, et notre confort (notre croyance au confort ?) passe avant tout. Avoir, avoir, avoir.

L’individu, le moi : libéralisation de nos sociétés et des moeurs. L’individu règne en maître. Sur quoi ? Bonne question. Autre question. Qu’est-ce que l’individu ? Qu’est-ce que le moi ? Nous réduisons-nous à ce que nous possédons ? Dans tout ce que nous faisons, nous avons désormais tendance à entrer dans une relation de l’avoir, et non de l’être. Voyager et mitrailler avec l’appareil photo numérique : dévorer ce qui nous entoure, manger littéralement notre environnement. Puis montrer aux autres que nous l’avons manger. Moi, j’ai eu ça. Moi je possède ça ! Autre exemple ? Exposition de la bibliothèque dans les pièces de vie, parfois dans le salon. Exposer sa « culture ». Nous consommons la culture : cinéma, théâtre, littérature. Tout est aspiré dans l’économie de marché, dans le cercle peu vertueux de la vente et de l’achat. L’homme est boulimique. Son moi ne dirige plus rien. Ses pulsions, ses désirs ont pris l’ascendant. Le néo-libéralisme nous réduit au degré purement animal, c’est-à-dire à l’être doué de désir et qui cherche à l’assouvir.

Nous consommons car notre désir est attisé. Par la compétition entre les hommes (voir l’image des arbres en compétition chez Kant, sauf qu’ici ce sont les projecteurs que les arbres, nous-mêmes !, se disputent), par les publicitaires, par le climat angoissant du XXIème siècle. Le Moi fuit l’angoisse en disparaissant : désirs ! envies ! Soyez grands ! Soyez forts ! Je n’entendrai ainsi plus ma voix, je ne chercherai plus à m’élever à la Pensée ! Présomptieux philosophes grecs qui cherchez à dominer l’apparence ! Satané esprit Cartésien qui vise une domination des désirs par la raison ! Consommons, et cessons de vouloir être autre chose que des animaux désirants. Le Moi me fait peur. Louons en cela Pascal : et son analyse du divertissement. Se divertir. Se détourner de l’essentiel. Et si nos sociétés modernes reposaient sur une mauvaise conception du moi. Et si le but du néolibéralisme était de nous garder au simple stade animal ?

Nos sociétés actuelles nous offrent un magnifique asservissement d’autant plus vicieux qu’il se fait passer pour le summum de la liberté. Faut-il libérer nos désirs ou notre raison ? La question est métaphysique : qu’est-ce que l’homme ? L’homme se réduit-il à ses désirs ou à sa raison ? De la réponse à cette question dépend le fait de savoir si nous sommes sur la voie de la liberté ou de l’asservissement… Et si le développement durable et l’éco-citoyenneté reposaient sur une meilleure conception de l’homme : le moi durable ?

Allez, c’est les soldes, oublions cet intermède.

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8 juin 2008

Et si la Terre s’en sortait seule : Laurent Cabrol ou le négationnisme écologique

« Et si la terre s’en sortait toute seule ?« . Tel est le titre du dernier livre de Laurent Cabrol. N’allons pas par quatre chemins : ce livre est criminel. En quel sens ? C’est ce que je vais défendre dans ce bref billet.

Rester coûte que coûte à la une

Laurent Cabrol, 61 ans, se fait évincer début de 2008 de TF1 : il ne présentera plus Téléshopping. Comment conserver sa présence médiatique ? Peut-être que la publication d’un livre traitant d’un problème majeur serait bienvenue…  Et s’il écrivait sur le réchauffement climatique. Encore mieux ! Et s’il essayait de montrer que ce que l’on pense à ce propos est faux ! Et non ! ce ne serait pas l’homme, le responsable de ce réchauffement ! Thèse polémique : au moins, le livre fera parler, et Laurent Cabrol ne serait pas totalement mort et écarté des médias. Un dernier sursaut.

Le négationnisme écologique

Et si la Terre s\'en sortait seule de Laurent Cabrol par Pierre Fauquemberg - Ecologie durableAu fond, la thèse de Laurent Cabrol est démagogique : elle fait plaisir à ceux qui ne veulent pas faire l’effort que requiert une prise de conscience écologique responsable. « Et si la terre s’en sortait toute seule? ». Et si je pouvais m’abstenir d’agir et de m’engager ? Et c’est sur ce point que ce livre est criminel : il incite à ne plus faire d’effort en vue de réduire notre impact sur le réchauffement climatique. Ce faisant, il participe à la mise en péril des générations futures et de nous-mêmes. Notre maison brûle. Il l’asperge d’essence.

Une thèse farfelue : le soleil responsable…

Le soleil est responsable du réchauffement climatique ? Mais bien sûr ! Cette thèse polémique a depuis quelques temps été démontée dans la revue Nature (CF. Agoravox) qui a prouvé que le système solaire est globalement en phase de refroidissement. Ce qui signifie que si le soleil augmentait d’intensité, le réchauffement climatique actuel serait encore pire… Depuis bien des années ressurgissent des thèses opposées à la responsabilité humaines. Mais elles surgissent rarement de grands scientifiques.

L’omniscience de Laurent Cabrol

Par ailleurs Laurent Cabrol souligne le fait que l’on n’a pas de certitude : la météorologie et l’écologie sont des sciences bien incertaines. De grands flous subsistent dans notre compréhension du monde et dans les relations entre les choses. De ce fait, on ne peut même pas dire à quel degrés l’homme intervient. Par conséquent, Laurent Cabrol se croit autorisé à dire que sa thèse de la non responsabilité de l’homme vaut tout autant que l’inverse…

Ô mère Nature, écoute nos prières !

Finalement, la responsabilité de l’homme est évacuée au profit d’une Nature, Ô mère Nature, protectrice car auto-régulée. La maison brûle mais elle s’auto-gère : d’une manière ou d’une autre, tout s’équilibre. Une immense preuve de rationalisme que nous offre là Laurent Cabrol. Un grand pense, sans nul doute. Tellement grand que, alors même qu’il dénonce l’absence de savoir écologique, il professe LA vérité, l’unique vérité : la Nature règlera nos problèmes. Ne trions plus nos déchets, consommons jusqu’à plus-soif, faisons fondre les quelques restes de la calotte polaire, élevons le niveau des océans, rejetons à qui-mieux-mieux nos gaz à effet de serre ! Mère Nature expiera nos péchés !

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