5 juin 2010

Les dossiers du canard enchaîné : écologie et business

Si vous pouvez encore le trouver, je vous conseille de vous jeter sur les derniers dossiers du Canard enchaîné.

Dossiers du canard enchainé

Les articles tendent à démonter un grand nombre d’idées reçues et à mettre au jour de nombreuses impostures (souvent marchandes et commerciales ou encore politiques) touchant à l’écologie. Quand écologie rime avec argent, il faut commence à se méfier.

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5 juin 2010

Tel le phoenix…

Depuis plus d’une semaine, une page blanche s’affichait lorsque vous tentiez d’accéder à http://ecologie-durable.fr… Après de nombreuses tentatives de réanimation, je suis au regret de vous annoncer la mort du passé d’écologie durable. Les dizaines (centaines ?) de billets, les centaines de commentaires, toutes les discussions que ce blog avait pu amener sont définitivement enterrées. J’ignore la raison technique de ce dysfonctionnement (premier du genre dans ma longue utilisation des blogs de type Wordpress).

Néanmoins, je vous annonce la renaissance d’écologie durable, dont la ligne éditoriale reste la suivante : écrire sur les problématiques du réchauffement climatique et des solutions qui peuvent être apportées, mais aussi relayer les vidéos ou les articles consacrés à ces sujets. J’espère que vous continuerez, nombreux, à suivre les quelques billets sans prétention que j’y publie.

Comme le veut la coutume : re-hello world !

PS : je vais me servir du cache Google pour réinsérer quelques articles (avec leur date de publication originale) afin de restaurer tout ce qui peut l’être ! Cette restauration sera faite progressivement.

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23 mai 2010

L’équilibre symbiotique et la survie humaine

Vue ce matin sur Presse Citron, la vidéo ci-dessous (CNRS) a le mérite d’insister sur l’importance de protéger l’équilibre symbiotique et de ralentir l’extinction des espèces vivantes :

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26 avril 2010

Méditation d’origine volcanique

Les récents événements perturbant tout le ciel d’Europe et ayant pour origine un volcan islandais au nom imprononçable peuvent nous amener à nous interroger sur notre dépendance à ce mode de transport, pourtant parmi les plus polluants.

Si certains s’inquiètent des conséquences écologiques des fumées du volcan, je m’interrogerais personnellement davantage sur les effets des vols incessants d’Airbus et de Boeing. Il est de bon ton désormais de voyager à l’autre bout du monde et de profiter des vacances pour faire du tourisme à plusieurs milliers de kilomètres de chez soi. L’adoption massive des transports aériens a malheureusement des effets dramatiques sur l’environnement, du fait des consommations de pétrole.

Pour mieux visualiser le "ballet" aérien des avions, je vous invite à observer la resprise progressive du traffic mise en image sur la vidéo ci-dessous… Sans appel.

 

 

Airspace Rebooted from ItoWorld on Vimeo.

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12 avril 2010

Sondage sur les Français et l’écologie : bilan mitigé

Paru dans le JDD et relayé par Rue89, un sondage interroge la relation entre les Français et l’écologie. Sans grande surprise, l’écologie est loin de représenter pour eux la priorité absolue : les Français s’intéressent avant tout aux questions sociales et économiques (pouvoir d’achat, emploi…).

Notons tout de même qu’en 7 ans nous sommes passés de 33 à 91% de sondés qui comprennent la notion de développement durable. On notera également la progression du tri des déchets : près de 75% déclarent le mettre en pratique au quotidien. De la même manière, les petits gestes quotidiens commencent à se répandre (couper l’eau lors du brossage de dents, extinction complète du matériel électrique).

L’une des conclusions du JDD est notamment que la crise est un climat peu favorable à l’essor de l’écologie, les priorités étant, encore une fois, ailleurs en ces temps difficiles. Ceci dit, les priorités changeront-elles lorsque l’économie repartira de plus belle… rien n’est moins sûr.

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6 avril 2010

L’ipad : un produit écologique ?

Ipad et écologie : un faux argumentEn première analyse, il pourrait vous sembler bénéfique pour la planète de ne plus acheter de livres sur support papier et d’adopter rapidement le livre au format électronique. Mais cette dématérialisation est-elle réellement écologique ?

En y regardant de plus près, le constat est à l’opposé ! Produit dont la durée de vie est limitée et dont les composants sont bien souvent très polluants, les lecteurs de livres électroniques sont tout sauf écologiques. Si vous comptiez acheter l’Ipad, n’ayez pas recours en tous cas à des arguments écologiques pour justifier votre achat.

Pourquoi ne pas plutôt se tourner vers l’utilisation de papier recyclé, comme le prône le blog Actualitte ?

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5 décembre 2009

De la racine psychanalytique du négationnisme climatique

Ayant beaucoup abordé la notion de négationnisme climatique (ou climato-scepticisme) sur ce blog, il convenait de s’interroger sur les racines de cette « hérésie ».  Précisons-le immédiatement : il faut abandonner toute interprétation religieuse de ce dernier terme, la croyance au réchauffement climatique n’étant pas de l’ordre de la foi, mais de la croyance scientifique.

Pour rappel (je ne les compte plus !) pour les nouveaux lecteurs, le négationnisme climatique consiste à nier que le réchauffement climatique actuel est d’origine humaine (ou « anthropique »), voire à nier purement et simplement un phénomène général de réchauffement climatique. En ce sens, on peut parler de climato-scépticisme puisque les négationnistes climatiques doutent qu’il y ait un réchauffement climatique d’origine anthropique.

Bien évidemment, plusieurs thèses peuvent être avancées pour mettre en avant l’origine de ce négationnisme. J’en mettrai cependant une seule en avant dans ce court article : le refoulement.

Qu’est-ce que le refoulement ? J’emprunte ici le concept à Freud, qui a inventé ce concept dans la sphère psychanalytique. Pour le célèbre praticien et théoricien autrichien, le refoulement est un mécanisme de défense du psychisme. Par ce mécanisme le psychisme permet de maintenir à l’écart de la conscience des pensées désagréables. Rappelons ici que Freud considère que le psychisme est, pour simplifier les choses, divisé en conscience et inconscient, les deux étant séparés par le processus de refoulement. Le Moi peut ainsi refouler, mettre de côté, des représentations désagréables dans l’inconscient.

Le Moi, façonné de toutes parts par la société, est devenu un Moi aux pulsions de plus en plus exacerbées : consommer, se protéger, plaire, changer, imiter… Autant de commandements qu’imposent à un rythme de plus en plus élevé notre société, pour alimenter et faire prospérer son économie. Notre Moi est un moi consommant.

Imaginons que vous ayez toujours écouté la société et ses publicités, que ses commandements soient tellement entrés en vous que vous ne fassiez plus qu’un avec cette pulsion dévorante de consommation, que toutes vos représentations gravitent autour d’elle et la justifie pleinement : comment réagira votre Moi lorsqu’on lui parlera de dangers liés à cette pulsion, à lui-même !, de la nécessité de ralentir la consommation et de rentrer dans une phase de privation pour tenir compte des ressources finies de notre planète ? Pensez-vous vraiment qu’il écoutera la voix de la raison et les nouvelles lois qui doivent le limiter ?

Le Moi aura tendance à refouler les avertissements climatiques et à s’en défendre par une opinions opposées. Car une résistance forte sera opposée au paradigme scientifique actuel. Cette résistance se parera d’une apparence de fondement intellectuel (le négationnisme climatique serait une thèse légitime face à une autre thèse qu’est celle du réchauffement climatique d’origine anthropique). Mais il s’agit bien d’un mécanisme inconscient : le climato-sceptique ignore en toute bonne foi le fondement de ses idées. Il choisit les thèses négationnistes car elles lui permettent de garder son Moi en sécurité et de faire perdurer son équilibre.

Le négationnisme climatique est un symptôme. Que signifie-t-il ? Tout simplement que le Moi est profondément touché par les changements qu’imposent les conséquences écologiques de notre mode de vie actuel ! Adopter le développement durable implique peine, privation et frustration : autant de choses que le Moi peut difficilement accepter, lui qui se complaît dans la conquête et l’affirmation.

Que le négationnisme soit actuellement en recrudescence est tout à fait symptomatique : les dégâts écologiques de l’ultra-libéralisme étant de plus en plus flagrants et inquiétants, voire angoissants, le négationniste est intérieurement poussé à nier l’évidence, à se détacher du réel et à développer une vision du monde qui l’arrange, dans lequel son Moi socialement construit, peut continuer à garder son identité et ses repères multi-séculaires.

En conclusion, le négationnisme climatique a pour mérite d’attirer notre attention sur l’immense résistance en l’homme que le psychisme déploie face au changement et à l’horizon de privations. C’est bel et bien le défi du développement durable et des politiques du XXIème siècle : composer avec cette résistance viscérale tout en imposant un fort fléchissement à nos pulsions de consommation. Freud peut venir à notre aide grâce à la notion de sublimation du désir : tout comme la pulsion sexuelle peut devenir amitié, la consommation matérielle peut s’orienter vers l’univers spirituel. Reste à savoir si le troupeau peut s’élever après avoir été abêti à dessein par les bergers…

En compléments et vers d’autres directions :

http://yannickrumpala.wordpress.com/2008/11/19/les-sources-du-scepticisme-environnemental/

http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2009/11/les-legions-du-climatosceptici.php

http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/des-e-mails-pirates-pour-discrediter-des-climatologues_830355.html

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27 novembre 2009

Claude Allègre confirme ses opinions négationnistes (climatiques)

Dans la même lignée que Madelin, Claude Allègre a confirmé encore une fois ses idées ultralibérales (non surtout pas de décroissance !) et, surtout, négationnistes : l’homme n’est pas responsable du réchauffement climatique.

Quelques perles de ce grand penseur qui laissera, c’est sûr, une grande trace dans l’Histoire humaine : le changement climatique est un phénomène naturel… La montée des eaux est « une ânerie »… « L’homme doit s’adapter »… « 2 degrès, qu’est-ce que c’est ? La différence entre le jour et la nuit c’est 10 degrés »… Pour réduire le CO2, il faut le séquestrer…

Et après on s’étonne d’avoir à « débattre » autour de la notion même de réchauffement climatique d’origine anthropique. Les hommes politiques ont toujours surfé sur l’opinion commune (la doxa) et sur le sens commun pour séduire la masse, le troupeau : Allègre ne déroge pas à la règle. A moins qu’il ne soit lui-même, pour reprendre un terme dont il semble aimer l’utilisation, qu’un « âne »…


Claude Allégre persiste et signe [itv] Durand 251109 FR2
envoyé par peanutsie. – L’info video en direct.

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26 novembre 2009

Le négationnisme climatique en plein développement

Sujet très souvent abordé sur ce blog, le négationnisme climatique consiste à nier qu’il y a un réchauffement climatique d’origine anthropique et à nier qu’il faut au plus vite modifier en profondeur notre modèle économique. Sur la liste des négationnistes convaincus, on peut placer parmi les plus convaincus l’homme politique Madelin.

Je vous laisse vous délecter de cet exemple, qui devrait presque être élevé au rang d’idéal, pour tout négationniste en cours d’instruction. Remarquez le retournement de son argumentation lorsqu’il évoque les pays en voie de développement… Il ferait passer un communiste pour un ultra-libéral :

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3 octobre 2009

Le vin et sa vraie composition – Envoyé Spécial

Quel autre produit naturel représente mieux la France et notre culture que le vin et le champagne ? La question serait plutôt ; le vin et le champagne sont-ils vraiment des produits naturels ? C’est la question à laquelle a cherché à répondre Envoyé Spécial cette semaine. N’allons pas par quatre chemins : la réponse fait froid dans le dos.

Des analyses effectuées sur un très grands nombres de vins et de champagnes prouvent qu’aucun d’entre eux n’étaient exempt de pesticides. Qu’il s’agisse de petits vins à bas prix ou de grands crûs classés, tous contenaient des traces de pesticides. On apprend ainsi que certains sont présents à des doses 500 fois plus élevées que la limite légale autorisée pour l’eau ! Et pire que le vin : le champagne. Envoyé Spécial a d’ailleurs confirmé sur ce point de nombreux avis que j’ai pu entendre lors d’interventions professionnelles en Champagne…

Le résultat de l’enquête d’Envoyé Spécial est donc accablant. Surtout que les sols sont durablement abîmés par l’usage à fortes doses d’engrais et de pesticides qui ont créés d’importants dégâts aussi bien sur le sol que sur la vigne. Le reportage montrait ainsi des pieds dont les racines n’allaient plus aussi profondément qu’avant et produisaient donc un vin et un champagne beaucoup moins riches, beaucoup moins typiques du terroir et de la richesse naturelle des sols.

Un autre point souligné est que de nombreux exploitants ne peuvent pas se tourner vers le bio, faute de moyens et sont donc contraints, malgré eux et en dépit de leur conscience, de continuer à scier la branche sur laquelle il se trouve.

La consommation raisonnable de vin n’est pas non plus à éviter totalement. Mais il convient de sélectionner le vin afin de réduire les doses de pesticides ingérées, mais également d’accéder à des nuances plus nombreuses en terme de goûts.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de voir cet intéressant reportage, vous pouvez le faire en vous rendant sur le site suivant : http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage&id_rubrique=1163

En rapide complément : ici et . A noter que le vin bio contient également des traces de pesticides… héritage des pratiques antérieures ou du caractère volatile et voyageur des pesticides utilisés par ailleurs…

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