9 janvier 2010

Meilleurs voeux pour 2010 !




Après une fin d’année écologiquement marquée par l’échec total de Copenhague (en même temps, pouvait-on attendre mieux ?), je souhaite sincèrement que l’année 2010 nous apporte, humanité bien vaniteuse, son lot de changements politiques et sociaux.

Les pays du Sud sont toujours davantage séparés des Nantis, dont nous faisons partie. Notre empreinte écologique, désastreuse, entraîne la disparition toujours plus rapide d’espèces animales et végétales à jamais. Nos ressources énergétiques, telles une peau de chagrin, s’amenuisent à vue d’oeil. Seulement quelques années de "bonheur" sans limite avant que la prise de conscience ne s’impose par les faits. Il n’est plus possible d’ignorer la majeure partie de l’humanité que nous avons laissé sur le bas côté, aussi bien dans nos pays qu’à l’autre bout du monde. Il n’est plus possible d’ignorer l’épée de Damoclès planant au-dessus de la tête des nouvelles générations.

Engluée dans des problématiques de séduction, de renouvellement et de cumul de mandats, la politique ne peut rien pour nous. Ajoutons à cela les pressions des grandes entreprises. Vous l’aurez compris : l’intérêt général n’est pas ce que cherche à satisfaire la politique. Dès lors, attendre que la politique change le monde, s’en remettre à nos représentants pour transmettre un monde "vivable" à nos descendants ne relève plus d’une attitude rationnelle mais d’une démission.

Puisse chaque être humain comprendre le fabuleux texte de Kant "Qu’est-ce que les Lumières ?". Par inclination naturelle, l’homme préfère s’en remettre aux autres, à des guides, à des assistants. "La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers.". 

Voici donc mes voeux pour 2010 : que l’homme, occidental et, plus généralement, l’humain, ose se servir de son entendement, qu’il accède à la liberté. "Un homme peut bien, en ce qui le concerne, ajourner l’acquisition d’un savoir qu’il devrait posséder. Mais y renoncer, que ce soit pour sa propre personne, et bien plus encore pour la postérité, cela s’appelle voiler les droits sacrés de l’humanité et les fouler aux pieds.". L’homme est un animal doué de raison. Un animal, certes. Mais doué de raison. Que le troupeau accède à la raison, qu’il se noie un peu moins dans le divertissement et les loisirs, qu’il réalise son essence. Bref : que nos sociétés gagnent en conscience et, donc, en prise de responsabilité ! La société est composée d’individus : c’est à l’individu de prendre ses responsabilités lorsque le pouvoir ne sert plus l’intérêt général.

Bonne année 2010, et que cette année vous permettent de vous réaliser encore davantage, et non de vous oublier !

 

 

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